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DES PREMIERS SIGNES D’ENCOURAGEMENTS
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 Un an après la faillite de Lehman Brothers, des premiers signes d’encouragements se font jour sur le marché de l’investissement en immobilier d’entreprise. Certes, les volumes d’engagements restent faibles, avec 3,4 Mds€ de transactions en France au 1er septembre selon les dernières statistiques de CB Richard Ellis. Mais le rythme de la décrue se ralentit peu à peu après le trou d’air traversé en début d’année : - 82 % sur un an au 1er trimestre, - 66 % au 1er semestre et - 60 % au 1er septembre. Le panier moyen des transactions remonte également quelque peu, de 17 à 20 M€ d’un trimestre à l’autre. Pour autant, le marché reste animé par de petites transactions : 138 deals inférieurs à 25 M€, contre seulement 5 opérations de plus de 100 M€. Un réel changement d’échelle, au point que les investisseurs privés deviennent des acteurs de poids, avec 10 % de parts de marché. CB Richard Ellis pronostique un volume d’engagement de l’ordre de 6 Mds€ cette année. « Nous avons sans doute touché le fond, les volumes repartent en septembre et les investisseurs affichent de réelles motivations », se félicite Antoine Derville, directeur du département Investissement chez CB Richard Ellis. Des stratégies en partie guidées par une stabilisation progressive des taux de capitalisation et l’apparition d’une prime de risque jamais vue jusqu’alors. La situation du bureau prime dans le quartier d’affaires parisien en est une illustration. Avec un taux de rendement moyen de 6 %, le spread avec l’OAT à 10 ans atteint plus de 230 points de base en septembre. Il y a deux ans, au pic du marché, les courbes étaient inversées, le bureau rapportant moins que le loyer de l’argent. « En conséquence, on revoit une certaine concurrence sur des produits sécurisés dans le QCA. Cela n’est pas encore vrai en périphérie », affirme Antoine Derville. Cette prime aux valeurs refuges est aussi le signe que toutes les inquiétudes des professionnels sont loin d’être gommées. Notamment sur le plan locatif. CB Richard Ellis fait état d’une baisse de 35 % de la demande exprimée, qui se traduit par une baisse de 31 % de la demande placée avec 1,1 million de m² de bureaux commercialisés en Ile-de-France au 1er septembre. Parallèlement, les loyers restent sous tension, « même si le pic des renégociations semble avoir été atteint en juillet dernier », précise Marc-Henri Bladier, directeur général en charge des Bureaux chez CBRE. Le Croissant Ouest recule de 20 %, le prime parisien de 11%, alors que, dans le même temps, les avantages commerciaux sont en hausse sensible. « Le marché de l’investissement est un marché anticipatif : A défaut de retournement, l’horizon s’éclaircit », positive Antoine Derville. « Mais la vraie bonne nouvelle sera le retour à la croissance », assure Maurice Gauchot, président de CBRE France.
Pour une analyse plus fine du marché, Business Immo réunit les quatre présidents des conseils immobiliers membres du GIE Immostat, le 22 septembre prochain, au cercle du l’Union Interalliée, à Paris 8e. Avec la participation de Christian de Kérangal (IPD France) et de l’économiste Jean-Marc Daniel (ESCP Europe).

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