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L’ILAT AU CŒUR DU MIPIM 2009
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Signe des temps, l’un des moments forts du Mipim 2009 aura été la signature (photo) du protocole d’accord relatif à l’ILAT (indice des loyers d’activités tertiaires). « Ce nouvel indice a vocation à remplacer l’ICC, étant précisé conformément à la loi en vigueur que le choix du recours à cet indice, relèvera du choix des parties », rappellent les signataires du protocole, à savoir la FSIF, l’ADI, Afilog et l’Aspim. Pour mémoire, l’ILAT sera composé pour 50 % de la moyenne annuelle de l’IPC (hors tabac et loyer), pour 25 % de la moyenne annuelle de l’ICC et pour 25 % de la moyenne annuelle du PIB en valeur, selon un calcul proposé par IPD. Son but est de tempérer le caractère erratique de l’ICC tout en modérant la révision des loyers. Ce nouvel indice peut être gagnant-gagnant, les propriétaires-bailleurs matérialisant leur effort pour conserver les locataires, les entreprises obtenant une bouffée d’oxygène sur le niveau de leurs charges. L’immobilier demeure le deuxième poste de coûts pour les entreprises et le loyer en est l’une des principales composantes. Très rapidement, l’ILAT a vocation à s’étendre au-delà des grands utilisateurs qui ont participé à la définition de ce nouvel indice. Celle-ci devrait s’ouvrir aux professions libérales et aux petites et moyennes entreprises, des contacts ayant été initiés avec les organisations professionnelles représentatives. Ce n’est qu’une fois toutes les parties réunies, que l’ILAT sera porté devant le Parlement par le député UMP Frédéric Lefebvre, en vue de sa légalisation. Le calendrier pourrait s’accélérer avec une sortie prévisionnelle au mois de juin. L’Insee a manifesté un accord de principe pour procéder à la publication trimestrielle de cet indice dès qu’il aura reçu une validation légale. La signature du protocole d’accord sur l’ILAT prouve que l’utilisateur, client final de tous les intervenants de la chaine immobilière, a été remis au centre du jeu. « Back to the basics », comme le disent si bien les Anglo-Saxons, c’est avant tout un retour de toutes les attentions sur le ciment de l’immobilier d’entreprise : le bail. À l’heure où toutes les certitudes vacillent, le Mipim a été l’occasion, pour certains opérateurs, de confirmer leurs projets et pour des territoires de mesurer leur niveau d’attractivité dans un contexte de sélectivité pour les investisseurs. Il a été aussi la confirmation de la raréfaction des nouveaux programmes. Seule exception à la règle : le projet pharaonique du Russe Hermitage à La Défense. Adoubées par un ministre – Patrick Devedjian –, conçues par l’un des architectes les plus célèbres de la planète – Sir Norman Foster –, et financées selon son promoteur, les tours jumelles d’Hermitage apparaissent comme un rayon de soleil dans une ambiance où le stress a fait place au strass, où le travail a eu raison des paillettes. La planète Immobilier change. La 20e édition du Mipim en a été son miroir.
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