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think tank inedit « habitat futur act » dedie a l habitat du futur. ces initiatives prefigurent notre volonte de nous constituer en reseau. et c est a travers une reorganisation de nos activites en immobilier d habitation que nous avons lance le modele urbania, un reseau avec une gouvernance inedite qui laisse s exprimer les investisseurs mais egalement les clients et les collaborateurs. » bi : qu en est-il des activites en immobilier d entreprise ? sy : « elles se repartissent en deux marques. adyal regroupe toutes les activites de gestion, atis real restant exclusivement reserve a la transaction. » bi : mais, en 2004, vous cedez atis real au groupe bnp paribas immobilier. qu est-ce qui a motive votre decision ? sy : « nous avons estime que le developpement necessaire d atis real passait soit par un adossement a un grand groupe international, soit par une introduction en bourse. bien que sollicite par des cabinets de conseil anglo-saxons, michel k. moubayed a prefere conserver atis real en france et, fort d un bon contact avec philippe zivkovic, il a choisi bnp paribas immobilier comme acquereur. aussi, le groupe vendome rome s est recentre, comme le preferait michel k. moubayed, sur ses activites recurrentes de gestion immobiliere : urbania pour le residentiel et adyal pour l immobilier d entreprise. c est un retour aux sources que le marche n a pas forcement compris a l epoque, mais qui correspond mieux a notre culture d entreprise. notre metier, c est la gestion immobiliere, avec tous les services qui gravitent autour de l immeuble et de ses occupants. » bi : quelle est la photographie du groupe adyal aujourd hui et que pesez-vous sur le marche ? sy : « adyal se structure autour de six metiers (property management, facility management, pre-asset management, transaction, audit & conseil et, enfin, logistique), avec pour activite pivot, le property management. couples avec le reseau urbania, nous affichons un chiffre d affaires de 156 m en 2006, pour 450 000 lots geres en habitation et pres de 17 millions de m² en immobilier d entreprise sous la marque adyal. fort de 2000 collaborateurs, nous sommes implantes dans 115 villes et disposons de 220 sites d exploitation. » bi : revenons sur le property management, quel est votre positionnement et votre valeur ajoutee par rapport aux autres acteurs d un secteur tres atomise ? sy : « nous sommes le leader dans la gestion en immobilier d entreprise en france, mais aussi le seul acteur de poids reellement indemai 2008 - #38 - www.businessimmo.com pendant. de plus, l administration de biens a toujours ete notre activite d origine, ce qui nous assure une forte expertise dans le domaine et qui se reflete dans la grande diversite et heterogeneite des actifs geres. notre valeur ajoutee repose egalement sur notre nouvelle structure du management. depuis l origine, adyal fonctionne comme un reseau avec des directions regionales deconcentrees, competentes sur leur territoire. depuis le debut de l annee, nous avons cree une direction operationnelle centralisee qui permet d assurer une double proximite a nos clients. une proximite par rapport a leurs actifs avec la force de notre reseau et de notre maillage territorial qui nous assure la presence d equipes sur place. une proximite au niveau decisionnel, avec la possibilite pour le client d avoir un interlocuteur unique, s il le souhaite, qui suit l ensemble de son patrimoine au niveau national. » bi : adyal a developpe une activite d asset management. quelle est sa specificite ? sy : « adyal exerce plutot une activite de preasset management qui nous permet d accompagner les investisseurs et d assurer la gestion de leurs actifs immobiliers et de leur apporter des conseils dans leur politique de valorisation et d arbitrage. notre metier de property manager nous permet d avoir, mieux que quiconque, une connaissance fine de l immeuble, qui nous permet de projeter differents scenarii de sortie pour l investisseur. a cette connaissance de l immeuble, nous ajoutons celle du marche et de ses acteurs et proposons d accompagner des investisseurs dans la mise en oeuvre de leur politique d allocation d actifs. par exemple, adyal est le conseil de la mutuelle medicis dans sa strategie immobiliere. » bi : existe-t-il des passerelles entre le pm et l asset management ? sy : « nous croyons qu un bon gestionnaire doit toujours avoir une logique de valorisation de l actif. la vision strategique d un immeuble ne peut se limiter a sa seule dimension comptable. d ailleurs, en complement des expertises d adyal en preasset, nous avons egalement cree des synergies avec uffi asset management, un des principaux acteurs non bancaire du marche avec plus d un milliard de valorisation d actifs et egalement membre de la federation multivilles, qui propose differents types d investissements et assure la gestion de scpi aujourd hui et d opci demain. » bi : qu en-est-il de la transaction depuis la vente d atis real ? sy : « nous avons relance, en 2006, une activite de commercialisation, mais que nous avons developpee comme un metier d appoint pour nos clients investisseurs. et ce metier a vocation a rester une activite d accompagnement pour nos clients. » bi : le fm est-il un axe de developpement strategique pour adyal ? sy : « adyal n est pas et ne compte pas devenir un acteur du multi-services et du multi-techniques. nous abordons le facilty management avec l oeil du property manager, c est-a-dire en intervenant tres amont avec la volonte de traiter les aspects techniques de l immeuble et de s occuper de la vie de l occupant. a ces fins, nous pilotons les prestataires de services dans un souci d optimisation de la performance pour le client final. le fm, ainsi defini, reste un metier d avenir et s inscrit dans la gamme de services que le mandant est en droit d attendre d un groupe de services immobiliers integre comme le notre. » bi : dans le property management, quelle est votre strategie de developpement ? sy : « adyal veut se developper en propre en france et envisage une croissance a l international par le biais de la franchise et du conseil. nous souhaitons egalement continuer a accompagner, sur mesure, les entreprises qui confient l integralite de leur gestion immobiliere a un acteur specialise, a l instar de rff par exemple dont nous gerons pres de 60 % du patrimoine. mais, nous croyons aussi a la specialisation de notre activite selon la typologie d actifs. dans ce sens, nous avons lance une ligne de metier dediee a la logistique apres avoir fait le constat d une carence d offres dans ce domaine. et, pourtant, la gestion d une plateforme logistique est tres differente de celle d un immeuble de bureau. il faut disposer de competences particulieres, techniques et juridiques pour gerer un contexte reglementaire et environnemental plus complexe. dans la meme logique, nous envisageons de creer une autre ligne de metier dediee aux centres commerciaux. » bi : allez-vous reprendre le chemin de la croissance externe ? sy : « nous n avons jamais cesse d avoir une politique de croissance externe en france. nous choisissons, en priorite, des structures dans notre coeur de metier et qui nous permettent de realiser des synergies sur nos portefeuilles d actifs geres. le paysage de l administration de biens a connu un fort mouvement de concentration ou les promoteurs, investisseurs et autres etablissements financiers ont cherche a perenniser leurs revenus dans des secteurs moins dependants de la conjoncture economique. dans un contexte chahute du marche immobilier, notre modele ne repose que sur des activites recurrentes et perennes ce qui nous confere une assurance sans egale pour poursuivre notre plan de croissance ambitieux ! » 47